Désir de changement et de renouveau

Besoin d’air frais, envie d’autre chose… C’est ce désir de changement et de renouveau qui marque le début des travaux du deuxième congrès de la CSC wallonne.  
Redéfinir le projet syndical pour les années à venir, c’est l’objectif du deuxième congrès wallon de la CSC: «La Wallonie en 3D. Débattons des défis de demain». Le congrès a été précédé d’un long processus démocratique. «Lors des contacts avec les militants, nous avons été surpris de constater combien les gens ont besoin d’autre chose, d’air frais. Ils veulent des ruptures par rapport au passé. On sent que notre modèle arrive à sa fin et qu’il faut autre chose» souligne Marc Becker, secrétaire national en charge des affaires wallonnes.

Mieux-être plutôt que plus avoir

«Les militants veulent un modèle basé sur le mieux-être plutôt que sur le plus avoir. Le défi de la transition écologique revient tout le temps, de même que le refus d’un mode de vie basé sur une consommation excessive. Ils parlent d’économie circulaire, de circuits courts, mais aussi de défi numérique… Ils veulent que nous passions un pacte social avec le gouvernement pour intégrer ces réalités» continue Marc Becker.
«Nous devons porter plus que jamais nos idées et nos valeurs dans les différents lieux où nous sommes présents et où nous agissons, affirme Philippe Yerna, président de la CSC wallonne, en ouverture du congrès. Le monde du travail vit des évolutions profondes sur fond de croissance démographique, de défi climatique et d’exclusion et de précarité croissantes. À rebours de la morosité et du pessimisme ambiants, la CSC wallonne veut relever les défis de demain avec optimisme et détermination

Coup d’œil sur les quatre ans écoulés

Avant de redessiner l’avenir, les congressistes ont fait le point sur les activités de la CSC wallonne au cours des quatre années écoulées. 
Lors du congrès de 2013, une feuille de route avait été fixée. Au cours des quatre ans écoulés, la CSC wallonne s’est positionnée de manière durable dans le nouveau paysage institutionnel. Elle a pris sa place au sein du Groupe des partenaires sociaux wallons, un «groupe des huit» calqué sur le groupe des dix fédéral. Une négociation sociale active en Wallonie était l’une des revendications prioritaires de la CSC lors du transfert des compétences qui a suivi la 6e réforme de l’Ẻtat. Elle est largement acquise même si dans certains comités de secteurs de l’AVIQ, la situation n’est pas tout à fait celle que la CSC aurait souhaitée. Autre revendication: la tarification progressive de l’électricité. La CSC wallonne l’a soutenue par une pétition et des actions et l’a obtenue. Autre réussite: le maintien du congé éducation payé (CEP) qu’elle était pourtant bien seule à défendre.
Et puis bien sûr, il y a eu la signature du Pacte pour l’emploi et la formation, résultat d’une longue concertation et d’un véritable rapport de force. Mais il est signé et largement au bénéfice des jeunes, ce qui devrait corriger un peu les exclusions dont ils sont victimes suite aux mesures prises par le fédéral.